Mairies & collectivités
Cahier des charges d'un site internet de mairie : le guide complet 2026
Avant de demander des devis pour le site de votre commune, un document change tout : le cahier des charges. C'est lui qui évite les mauvaises surprises, cadre le projet et permet de comparer les prestataires sur une base identique. Sans lui, vous comparez des devis qui n'ont rien à voir entre eux.
Pour les petites communes, pas besoin d'un document de trente pages : un cahier des charges clair de quelques pages suffit largement. Ce guide détaille les rubriques indispensables, les erreurs classiques, et donne la structure à suivre pour rédiger le vôtre.
Pourquoi un cahier des charges, même pour un petit budget ?
Un cahier des charges décrit précisément ce que vous attendez du site : les pages, les fonctionnalités, le niveau de conformité, les délais et le budget. C'est la traduction écrite de votre projet.
On entend souvent qu'il est réservé aux gros marchés. C'est faux. Même en gré à gré, lorsque la prestation reste sous 40 000 € HT et n'impose aucune procédure formelle, le cahier des charges structure la consultation. Il sécurise la commune, clarifie les responsabilités, et permet de mettre les devis face à face sans comparer des pommes et des poires. Le temps passé à le rédiger se rattrape largement sur la qualité des propositions reçues.
Les rubriques d'un cahier des charges de site de mairie
Un bon cahier des charges suit une trame logique, du contexte aux critères de choix. Voici les rubriques à couvrir, dans l'ordre.
- Contexte de la commune. Population, situation, site existant ou non, et ce qui motive le projet.
- Objectifs du site. Informer les administrés, dématérialiser des démarches, valoriser le territoire, faciliter le contact avec la mairie.
- Arborescence. Les pages et rubriques attendues : accueil, conseil municipal, démarches, actualités, agenda, contact, et toute rubrique propre à votre commune.
- Fonctionnalités. Actualités, agenda, formulaires de démarche, signalements, annuaire des associations et commerces, espace dédié.
- Conformité obligatoire. Accessibilité RGAA, RGPD, mentions légales. À écrire noir sur blanc, car c'est la rubrique la plus souvent oubliée.
- Hébergement et données. Hébergement en France, sauvegardes, certificat de sécurité.
- Charte graphique. Couleurs de la commune, blason, identité visuelle, ton.
- Contenus. Qui les fournit, qui les rédige, et sous quel délai.
- Délais et planning. Date de mise en ligne souhaitée et jalons intermédiaires.
- Budget et financement. Enveloppe envisagée et recours éventuel à la DETR ou la DSIL.
- Maintenance et accompagnement. Ce qui est attendu après la mise en ligne, dans la durée.
- Critères de choix du prestataire. Références, conformité, propriété du site, qualité du suivi.
Les erreurs fréquentes à éviter
Sur les projets de sites communaux, quelques erreurs reviennent souvent et coûtent cher. Les connaître permet de les écarter d'emblée.
- Oublier la conformité RGAA et RGPD dans le cahier des charges. Si ce n'est pas demandé, ce ne sera pas chiffré, et vous découvrirez le problème après coup.
- Ne pas préciser qui fournit et qui rédige les contenus. C'est la première source de retard et de surcoût sur ce type de projet.
- Oublier la maintenance et la reprise du site existant. Un site livré sans suivi vieillit vite, et une migration mal préparée fait perdre le référencement.
- Comparer des devis sur des périmètres différents. Sans cahier des charges commun, le moins cher est souvent celui qui en propose le moins.
- Ne pas anticiper le financement. La DETR se demande avant de démarrer le projet, pas après.
- Accepter un verrouillage technique. Exigez la propriété du site, l'accès aux contenus et au nom de domaine, pour rester libre de votre prestataire.
Reprenez ces rubriques comme trame
Les douze rubriques ci-dessus forment, dans l'ordre, la trame d'un cahier des charges de commune. Reprenez-les dans un document, remplissez chaque point pour votre commune, et vous obtenez un cahier des charges complet en quelques pages. Soignez en particulier la rubrique conformité (RGAA, RGPD) : c'est la plus souvent oubliée, et la plus risquée à négliger.
Si vous préférez être accompagné pour cadrer et chiffrer votre projet, parlons du site de votre commune.
Questions fréquentes
Faut-il un cahier des charges si on est en gré à gré ?
Ce n'est pas une obligation sous 40 000 € HT, mais c'est vivement recommandé. Il sécurise la commune et rend les devis comparables, même sans procédure formelle.
Qui rédige le cahier des charges dans une petite commune ?
En général le maire ou la secrétaire de mairie, avec l'aide d'une trame. Pas besoin de compétence technique : il s'agit d'exprimer un besoin, pas d'écrire du code.
Combien de pages doit faire un cahier des charges de site de mairie ?
Pour une petite commune, quelques pages suffisent. L'essentiel est la clarté, pas le volume.
Peut-on réutiliser le modèle d'une autre commune ?
Oui, à condition de l'adapter à votre contexte, vos contenus et vos objectifs. Une trame générique sert de point de départ, jamais de copier-coller.
Le cahier des charges engage-t-il juridiquement ?
Il devient une référence contractuelle dès qu'il est annexé au devis ou au bon de commande signé. C'est justement ce qui protège la commune en cas de désaccord.
Démarrer sans page blanche
Un bon cahier des charges, c'est l'assurance de devis comparables et d'un projet maîtrisé, même pour une commune au budget modeste. Reprenez les rubriques ci-dessus comme trame, sans oublier la conformité, les contenus et la maintenance. Et si vous voulez gagner du temps, demandez-nous un devis sur cette base. Pour situer votre budget, lisez aussi combien coûte le site d'une commune.