Commerce local

Combien coûte l'automatisation d'un commerce, et quand elle ne vaut pas le coup

Antoine Auffray1 septembre 20266 min de lecture

Il n'existe pas de prix unique, parce que le coût dépend d'une seule chose : le nombre de systèmes à faire parler entre eux. Un automatisme sur un seul outil est peu coûteux. Un outil qui synchronise la caisse, l'agenda et le fichier client coûte plusieurs fois plus. Avant de chiffrer quoi que ce soit, la bonne question est de savoir combien d'heures par semaine la tâche vous prend réellement.

La plupart des devis d'automatisation sont incomparables entre eux parce qu'ils ne décrivent pas la même chose. Voici la grille pour lire un prix, et le calcul qui dit si le jeu en vaut la chandelle.


Commencez par le seul chiffre qui compte

Avant tout devis, mesurez la tâche. Pendant une semaine, notez le temps réellement passé sur celle que vous voulez supprimer.

Le résultat surprend presque toujours dans un sens ou dans l'autre. Répondre aux avis prend souvent bien moins de temps qu'on ne le croit, quinze minutes le dimanche soir. Ressaisir des commandes en prend beaucoup plus, parce que le temps est fractionné et invisible.

Ce chiffre décide de tout. Une tâche à deux heures par semaine représente une centaine d'heures par an : elle mérite un outil. Une tâche à vingt minutes par semaine n'amortira jamais un développement, quelle que soit l'envie d'y toucher.


Ce qui fait le prix

Cinq facteurs, dans l'ordre de leur poids réel.

Le nombre de systèmes à connecter. C'est de loin le premier. Agir dans un seul outil est simple. Faire dialoguer deux outils demande de traiter les erreurs, les doublons et les pannes de l'un des deux. Trois systèmes ne coûtent pas trois fois plus qu'un, ils coûtent davantage, parce que les combinaisons de pannes se multiplient.

L'accessibilité de vos logiciels. Un logiciel qui expose proprement ses données se branche vite. Un logiciel fermé, ou une caisse dont l'éditeur facture l'accès, transforme un chantier simple en négociation. C'est le premier point à vérifier, avant même de parler de fonctionnalités.

Le nombre de règles particulières. Chaque exception de votre métier est une règle à écrire et à tester. Le délai entre deux prestations, la remise des habitués, le produit qui se périme, la tournée qui dépend de la météo. Trois exceptions passent inaperçues, quinze doublent le chiffrage.

Le niveau d'automatisme visé. Proposer un brouillon que vous validez coûte nettement moins cher que décider et agir sans vous. La différence n'est pas dans la génération, elle est dans tout ce qu'il faut prévoir quand la machine se trompe sans personne pour le voir.

Le volume. Marginal pour un commerce de proximité. Les prix d'usage des modèles se comptent en euros par mois à ces volumes, pas en centaines.


Le calcul abonnements contre développement

C'est l'arbitrage qui revient à chaque fois, et il se pose en arithmétique simple.

Un abonnement métier se situe couramment entre vingt et quatre-vingts euros par mois. Trois outils à quarante euros représentent 1 440 euros par an, tous les ans, indexés, et vous n'utilisez en général qu'une partie de chacun.

Un développement se paie une fois, puis ne coûte que sa maintenance. Le point de bascule dépend donc de deux choses : la durée pendant laquelle vous garderez l'outil, et la part de vos abonnements qu'il remplace vraiment.

Trois repères honnêtes :

  • Un seul abonnement bien choisi bat presque toujours un développement. Si un produit du marché fait le travail, prenez-le.
  • Le sur mesure devient intéressant à partir du moment où il supprime de la ressaisie, c'est-à-dire quand il remplace du temps humain et pas seulement un abonnement.
  • Un développement qui ne remplace aucun abonnement et fait gagner vingt minutes par semaine est un mauvais investissement, même bien réalisé.

Le coût que personne ne chiffre

Trois postes manquent dans la plupart des devis, et ce sont eux qui font déraper les projets.

La reprise de l'existant. Un fichier client dans un tableur, avec des doublons et des adresses mortes, doit être nettoyé avant d'alimenter quoi que ce soit. Ce travail est ingrat et il se paie.

Votre temps à vous. Aucun outil ne se met en place sans que vous expliquiez votre métier, testiez, et corrigiez. Comptez quelques heures étalées, pas zéro.

L'arrêt. Que se passe-t-il si vous arrêtez ? Un outil dont vous ne pouvez pas sortir vos données a un coût caché considérable, qui apparaît le jour où vous voulez changer. Posez la question avant de signer, pas après.


Nos prix

Le développement sur mesure est sur devis, et nous ne publions pas de fourchette pour une raison simple : le prix dépend presque entièrement de vos logiciels existants et de leur ouverture, deux éléments qu'on ne connaît pas avant de les avoir regardés. Annoncer un tarif unique reviendrait à le gonfler pour couvrir les cas difficiles.

Ce qui est chiffré publiquement, c'est le site : 349 euros HT de création, puis 99 euros HT par mois, hébergement, maintenance, référencement local, pilotage de fiche Google et modifications comprises.

Notre premier rendez-vous sert à trancher entre logiciel du marché, petit automatisme et développement. Il ne vous engage pas, et il arrive régulièrement qu'il se conclue par le nom d'un produit à vingt euros par mois.


Les trois cas où il ne faut rien automatiser

Vous ouvrez dans trois mois. Le besoin n'est pas de gagner du temps, il est de trouver des clients. Un site trouvé sur Google et une fiche tenue passent avant tout le reste.

La tâche n'est pas encore stable. On n'automatise qu'une répétition. Si vous changez encore votre façon de faire tous les mois, figer le processus dans un outil vous coûtera deux fois : une fois pour le construire, une fois pour le défaire.

La tâche est courte mais désagréable. L'irritation n'est pas une unité de mesure. Vingt minutes par semaine restent vingt minutes, même si vous les détestez.


Questions fréquentes

Pourquoi ne publiez-vous pas de fourchette de prix ?

Parce qu'elle serait fausse dans les deux sens. L'écart entre un automatisme sur un outil ouvert et une synchronisation de trois systèmes fermés est trop grand pour tenir dans une fourchette utile. Nous préférons chiffrer après avoir regardé.

Un abonnement mensuel pour l'outil développé, c'est normal ?

Pour l'hébergement et la maintenance, oui, et cela doit rester modeste. Pour l'usage de l'outil lui-même, non : si vous avez payé le développement, l'outil est à vous.

Le prix inclut-il les frais des modèles d'IA ?

Ils se facturent à l'usage et restent faibles aux volumes d'un commerce, quelques euros par mois dans la plupart des cas. Ils doivent être annoncés séparément dans le devis, pas noyés dans un forfait.

Comment savoir si mon logiciel actuel est ouvert ?

Demandez à votre éditeur s'il propose une interface de programmation et à quel prix. La réponse, y compris son absence de réponse, vous en dira beaucoup avant que vous ayez dépensé un euro.

Faut-il tout automatiser d'un coup ?

Non, et c'est la meilleure protection contre un mauvais achat. Une brique livrée, mise en service, mesurée, puis la suivante. Si la première ne sert pas, vous vous êtes arrêté à temps.


En résumé

Mesurez la tâche avant de demander un prix. Comptez les systèmes à connecter, c'est ce qui pilote le devis. Comparez au coût cumulé de vos abonnements sur la durée où vous garderez l'outil. Et acceptez qu'un logiciel à trente euros par mois soit souvent la bonne réponse.

Si vous voulez qu'on fasse cet arbitrage avec vous, c'est l'objet de notre offre d'automatisation pour commerces de proximité. Les cas concrets sont détaillés côté salon de coiffure et côté restaurant.

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